1. Qu'est-ce qu'un protecteur de fuite ?
Réponse : Le disjoncteur différentiel (ou interrupteur différentiel) est un dispositif de sécurité électrique. Il est installé sur le circuit basse tension. En cas de fuite de courant et de risque d’électrocution, lorsque le courant de seuil qu’il a fixé est atteint, il coupe automatiquement l’alimentation électrique après un délai déterminé afin d’assurer la protection du conducteur.
2. Quelle est la structure du protecteur de fuite ?
Réponse : Le dispositif de protection contre les fuites de courant est principalement composé de trois parties : l’élément de détection, l’amplificateur intermédiaire et le dispositif de commande. ① Élément de détection : Il est constitué de transformateurs homopolaires qui détectent le courant de fuite et émettent des signaux. ② Amplificateur : Il amplifie le faible signal de fuite et forme un dispositif de protection électromagnétique ou électronique selon le type de composant utilisé (l’amplificateur peut être mécanique ou électronique). ③ Dispositif de commande : À la réception du signal, l’interrupteur principal bascule de la position fermée à la position ouverte, coupant ainsi l’alimentation électrique. Il s’agit du dispositif de déclenchement qui permet de déconnecter le circuit protégé du réseau électrique.
3. Quel est le principe de fonctionnement du protecteur de fuite ?
répondre:
① En cas de fuite d'un équipement électrique, deux phénomènes anormaux se produisent :
Premièrement, l'équilibre du courant triphasé est rompu et un courant homopolaire apparaît ;
La seconde est qu'il existe une tension par rapport à la terre dans le boîtier métallique non chargé dans des conditions normales (dans des conditions normales, le boîtier métallique et la terre sont tous deux à un potentiel nul).
2. Fonctionnement du transformateur de courant homopolaire : Le dispositif de protection contre les fuites de courant détecte un signal anormal grâce au transformateur de courant. Ce signal est converti et transmis, via un mécanisme intermédiaire, à l'actionneur, qui coupe l'alimentation électrique. La structure du transformateur de courant est similaire à celle d'un transformateur : il est constitué de deux enroulements isolés l'un de l'autre et bobinés sur le même noyau. Lorsqu'un courant résiduel est présent dans l'enroulement primaire, un courant est induit dans l'enroulement secondaire.
③ Principe de fonctionnement du protecteur de fuite de courant : Le protecteur de fuite de courant est installé sur la ligne. Son enroulement primaire est connecté au réseau électrique, et son enroulement secondaire au dispositif de déclenchement du protecteur. En fonctionnement normal, le courant sur la ligne est équilibré et la somme des courants dans le transformateur est nulle (un courant est un vecteur de direction : « + » pour la sortie, « - » pour le retour ; les courants circulant dans le transformateur sont de même amplitude mais de sens opposé, et s’annulent mutuellement). En l’absence de courant résiduel dans l’enroulement primaire, aucun courant n’est induit dans l’enroulement secondaire, et le dispositif de coupure du protecteur de fuite de courant reste fermé. En cas de fuite sur le boîtier de l’équipement et de contact avec celui-ci, un courant de fuite est généré au point de défaut. Ce courant est alors dérivé à la terre via le corps humain et retourne au point neutre du transformateur (sans transformateur de courant), provoquant ainsi une alternance de courant entrant et sortant. Le courant est déséquilibré (la somme des vecteurs de courant n'est pas nulle) et la bobine primaire génère un courant résiduel. Par conséquent, la bobine secondaire est induite et, lorsque le courant atteint la valeur limite fixée par le disjoncteur différentiel, le disjoncteur automatique se déclenche et l'alimentation est coupée.
4. Quels sont les principaux paramètres techniques du protecteur de fuite ?
Réponse : Les principaux paramètres de performance en fonctionnement sont : le courant de fuite nominal en fonctionnement, la durée de fonctionnement nominale en fonctionnement et le courant de fuite nominal à vide. Parmi les autres paramètres, on peut citer : la fréquence du réseau, la tension nominale et le courant nominal.
① Courant de fuite nominal : Valeur du courant de fuite auquel le protecteur est destiné à fonctionner dans des conditions spécifiées. Par exemple, pour un protecteur de 30 mA, lorsque le courant d’entrée atteint 30 mA, le protecteur coupe l’alimentation.
② Le temps de déclenchement nominal correspond au temps écoulé entre l'application soudaine du courant de fuite nominal et la coupure du circuit de protection. Par exemple, pour un protecteur de 30 mA × 0,1 s, le temps entre le moment où le courant atteint 30 mA et la séparation du contact principal ne dépasse pas 0,1 s.
③ Le courant de fuite nominal à vide, dans les conditions spécifiées, doit généralement être choisi pour le dispositif de protection contre les fuites de courant à vide à mi-course. Par exemple, pour un dispositif de protection avec un courant de fuite de 30 mA, ce dernier ne doit pas se déclencher lorsque le courant est inférieur à 15 mA, sous peine de dysfonctionnement dû à une sensibilité excessive, perturbant ainsi le fonctionnement normal des équipements électriques.
④ D'autres paramètres, tels que la fréquence du réseau, la tension nominale et le courant nominal, doivent être compatibles avec le circuit et les équipements électriques utilisés lors du choix d'un protecteur de fuite de courant. La tension de fonctionnement du protecteur doit être adaptée à la plage de fluctuation normale de la tension nominale du réseau électrique. Une fluctuation trop importante peut perturber le fonctionnement normal du protecteur, notamment pour les produits électroniques. Si la tension d'alimentation est inférieure à la tension de fonctionnement nominale du protecteur, celui-ci ne se déclenchera pas. Le courant de fonctionnement nominal du protecteur doit également correspondre au courant réel du circuit. Un courant réel supérieur au courant nominal du protecteur entraînera une surcharge et un dysfonctionnement de ce dernier.
5. Quelle est la principale fonction de protection du protecteur de fuite ?
Réponse : Le protecteur de fuite assure principalement une protection contre les contacts indirects. Dans certaines conditions, il peut également servir de protection complémentaire aux contacts directs afin de prévenir les accidents d’électrocution potentiellement mortels.
6. Qu’est-ce que la protection contre les contacts directs et indirects ?
Réponse : Lorsqu'un corps humain entre en contact avec un corps chargé électriquement et qu'un courant le traverse, on parle d'électrocution. Selon sa cause, on distingue les électrocutions directes et indirectes. Une électrocution directe survient lors du contact direct du corps humain avec un corps chargé (par exemple, en touchant une ligne de phase). Une électrocution indirecte survient lors du contact du corps humain avec un conducteur métallique normalement non chargé, mais qui l'est en cas de défaut (par exemple, en touchant le boîtier d'un dispositif de protection contre les fuites de courant). Les mesures de prévention des électrocutions se divisent également en deux catégories : la protection contre les contacts directs et la protection contre les contacts indirects. Pour la protection contre les contacts directs, on utilise généralement l'isolation, les protections, les barrières et les distances de sécurité ; pour la protection contre les contacts indirects, on utilise généralement la mise à la terre (raccordement au neutre), la coupure de protection et les disjoncteurs différentiels.
7. Quels sont les dangers liés à l'électrocution du corps humain ?
Réponse : Lors d'une électrocution, plus l'intensité du courant traversant le corps humain est élevée, plus la phase de courant est longue et plus le danger est grand. Le niveau de risque peut être divisé en trois phases : perception, fuite et fibrillation ventriculaire. ① Phase de perception : Le courant étant très faible (généralement supérieur à 0,5 mA), il est perceptible par le corps humain et ne présente aucun danger à ce stade. ② Phase de fuite : Cette phase correspond à l'intensité maximale du courant (généralement supérieure à 10 mA) à laquelle une personne peut échapper lors d'une électrocution manuelle. Bien que ce courant soit dangereux, la personne peut s'en libérer d'elle-même et ne présente donc généralement pas de risque mortel. Lorsque l'intensité atteint un certain seuil, la personne électrocutée, par contractions et spasmes musculaires, serre le corps chargé et ne parvient pas à s'en libérer seule. ③ Phase de fibrillation ventriculaire. Avec l'augmentation de l'intensité du courant et la prolongation de la durée du choc électrique (généralement supérieure à 50 mA pendant 1 seconde), une fibrillation ventriculaire survient. Si l'alimentation électrique n'est pas immédiatement coupée, elle peut entraîner la mort. La fibrillation ventriculaire est donc la principale cause de décès par électrocution. Par conséquent, la protection des personnes ne repose généralement pas sur la fibrillation ventriculaire comme critère de choix pour la détermination des caractéristiques de protection contre les chocs électriques.
8. Quel est le niveau de sécurité de « 30 mA·s » ?
Réponse : De nombreuses expériences et études sur les animaux ont démontré que la fibrillation ventriculaire est liée non seulement à l'intensité du courant (I) traversant le corps humain, mais aussi à la durée (t) de ce courant. Il est donc nécessaire de déterminer la quantité de courant électrique de sécurité Q = I × t, généralement fixée à 50 mA·s. Autrement dit, lorsque l'intensité ne dépasse pas 50 mA et que sa durée est inférieure à 1 s, la fibrillation ventriculaire ne se produit généralement pas. Cependant, même avec une intensité de 50 mA·s, un temps de passage très court et une intensité élevée (par exemple, 500 mA × 0,1 s) présentent un risque de fibrillation ventriculaire. Bien qu'une intensité inférieure à 50 mA·s ne provoque pas d'électrocution mortelle, elle peut néanmoins entraîner une perte de conscience ou des blessures secondaires. L'expérience a démontré que l'utilisation d'un seuil de déclenchement de 30 mA·s pour les dispositifs de protection contre les chocs électriques est plus adaptée en termes de sécurité d'utilisation et de fabrication, avec un coefficient de sécurité 1,67 fois supérieur à celui obtenu avec un seuil de 50 mA·s (K = 50/30 = 1,67). Ce seuil de sécurité de 30 mA·s garantit que même si le courant atteint 100 mA, la coupure de l'alimentation électrique par le dispositif de protection contre les fuites de courant, dans un délai de 0,3 s, évite tout danger mortel. Par conséquent, ce seuil de 30 mA·s est devenu le critère de sélection des dispositifs de protection contre les fuites de courant.
9. Quels équipements électriques doivent être installés avec des dispositifs de protection contre les fuites de courant ?
Réponse : Tous les équipements électriques présents sur le chantier doivent être équipés d’un dispositif de protection contre les fuites de courant à l’extrémité de la ligne de charge, en plus d’être reliés au neutre pour la protection :
① Tout le matériel électrique présent sur le chantier doit être équipé de disjoncteurs différentiels. En raison des conditions de construction en extérieur, de l'humidité ambiante, de la rotation du personnel et d'une gestion parfois déficiente du matériel, la consommation d'électricité est dangereuse. Tout le matériel électrique, y compris les équipements d'alimentation et d'éclairage, les équipements mobiles et fixes, etc., doit être équipé de disjoncteurs différentiels. Sont exclus les équipements alimentés par des transformateurs de sécurité et d'isolement.
②Les mesures de mise à la terre de protection d'origine restent inchangées comme requis, ce qui constitue la mesure technique la plus élémentaire pour une utilisation sûre de l'électricité et ne peut être supprimée.
③ Le dispositif de protection contre les fuites de courant est installé en amont de la ligne de charge de l'équipement électrique. Son rôle est de protéger l'équipement électrique et la ligne de charge afin de prévenir les risques d'électrocution dus à une détérioration de l'isolation.
10. Pourquoi un protecteur de fuite est-il installé après que la protection soit connectée à la ligne zéro (mise à la terre) ?
Réponse : Que la protection soit raccordée au neutre ou à la terre, sa portée est limitée. Par exemple, la « protection par raccordement au neutre » consiste à relier le boîtier métallique de l'équipement électrique au neutre du réseau électrique et à installer un fusible côté alimentation. Lorsqu'un défaut de contact survient entre l'équipement électrique et le boîtier (une phase entre en contact avec le boîtier), un court-circuit monophasé se forme. En raison de l'intensité élevée du courant de court-circuit, le fusible fond rapidement et l'alimentation est coupée par mesure de protection. Son principe de fonctionnement est de transformer un « défaut de contact » en un « court-circuit monophasé », offrant ainsi une protection contre les courants de court-circuit importants. Cependant, les défauts électriques sur les chantiers sont rares, contrairement aux courants de fuite fréquents, dus à l'humidité des équipements, aux surcharges, aux lignes longues, au vieillissement de l'isolation, etc. Ces courants de fuite sont faibles et la protection ne peut être immédiatement coupée. Par conséquent, le défaut ne disparaît pas automatiquement et persiste longtemps. Or, ce courant de fuite représente un danger sérieux pour la sécurité des personnes. Il est donc également nécessaire d'installer un protecteur de fuite à sensibilité plus élevée pour une protection supplémentaire.
11. Quels sont les types de protecteurs contre les fuites ?
Réponse : Les protecteurs de fuites de courant sont classés de différentes manières afin de répondre aux exigences d’utilisation. Par exemple, selon le mode de fonctionnement, on distingue les protecteurs à tension et les protecteurs à courant ; selon le mécanisme de fonctionnement, on distingue les protecteurs à interrupteur et les protecteurs à relais ; selon le nombre de pôles et de conducteurs, on distingue les protecteurs unipolaires à deux fils, les protecteurs bipolaires, les protecteurs bipolaires à trois fils, etc. La classification suivante repose sur la sensibilité et le temps de réaction : ① Selon la sensibilité, on distingue : Haute sensibilité : courant de fuite inférieur à 30 mA ; Sensibilité moyenne : 30 à 1 000 mA ; Faible sensibilité : courant supérieur à 1 000 mA. ② Selon le temps de réaction, on distingue : Protecteurs rapides : temps de réaction inférieur à 0,1 s ; Protecteurs temporisés : temps de réaction supérieur à 0,1 s et compris entre 0,1 et 2 s ; Protecteurs à temps inverse : le temps de réaction diminue lorsque le courant de fuite augmente. Lorsque le courant de fuite nominal est utilisé, le temps de fonctionnement est de 0,2 à 1 s ; lorsque le courant de fonctionnement est 1,4 fois supérieur au courant nominal, il est de 0,1 à 0,5 s ; lorsque le courant de fonctionnement est 4,4 fois supérieur au courant nominal, il est inférieur à 0,05 s.
12. Quelle est la différence entre les protecteurs de fuites électroniques et électromagnétiques ?
Réponse : Les protecteurs de fuites de courant se divisent en deux types : électroniques et électromagnétiques, selon leur mode de déclenchement : ① Protecteur de fuites de courant à déclenchement électromagnétique : ce protecteur utilise un dispositif de déclenchement électromagnétique comme mécanisme intermédiaire. En cas de fuite de courant, le mécanisme se déclenche et l’alimentation est coupée. Ses inconvénients sont : un coût élevé et un processus de fabrication complexe. Ses avantages sont : une forte résistance aux interférences et aux chocs (surintensités et surtensions) grâce à ses composants électromagnétiques ; aucune alimentation auxiliaire n’est requise ; les caractéristiques de fuite restent inchangées après une coupure de tension ou une perte de phase. ② Protecteur de fuites de courant électronique : ce protecteur utilise un amplificateur à transistor comme mécanisme intermédiaire. En cas de fuite, le courant est amplifié par l’amplificateur puis transmis au relais, qui actionne l’interrupteur pour couper l’alimentation. Ses avantages sont : une sensibilité élevée (jusqu’à 5 mA) ; une faible marge d’erreur de réglage, un processus de fabrication simple et un faible coût. Ses inconvénients sont : une faible résistance aux chocs et aux perturbations environnementales du transistor. Il nécessite une alimentation auxiliaire (les amplificateurs électroniques nécessitent généralement une alimentation CC de plus de dix volts), de sorte que les caractéristiques de fuite sont affectées par la fluctuation de la tension de fonctionnement ; lorsque le circuit principal est déphasé, la protection du dispositif de sécurité est perdue.
13. Quelles sont les fonctions de protection du disjoncteur différentiel ?
Réponse : Le disjoncteur différentiel est un dispositif qui assure la protection des équipements électriques en cas de défaut de fuite de courant. Lors de son installation, il est impératif de prévoir une protection supplémentaire contre les surintensités. Si un fusible est utilisé pour la protection contre les courts-circuits, ses spécifications doivent être compatibles avec le temps de déclenchement du disjoncteur différentiel. Actuellement, le disjoncteur différentiel intégrant la protection contre les fuites de courant et l'interrupteur de puissance (disjoncteur automatique) est largement répandu. Ce nouveau type d'interrupteur offre une protection contre les courts-circuits, les surcharges, les fuites de courant et les sous-tensions. Son installation simplifie le câblage, réduit l'encombrement du coffret électrique et facilite la gestion. La signification des indications sur la plaque signalétique du disjoncteur différentiel est la suivante : Soyez vigilant lors de son utilisation, car le disjoncteur différentiel possède de multiples fonctions de protection. En cas de déclenchement, il est essentiel d'identifier clairement la cause du défaut : si le disjoncteur différentiel a déclenché suite à un court-circuit, ouvrez le couvercle et vérifiez l'absence de brûlures ou de piqûres importantes sur les contacts. Lorsqu'un disjoncteur se déclenche suite à une surcharge, il ne peut être réenclenché immédiatement. Le disjoncteur étant équipé d'un relais thermique pour la protection contre les surcharges, lorsque le courant nominal dépasse le courant nominal, l'électrode bimétallique se déforme pour séparer les contacts. Ces derniers peuvent être refermés une fois l'électrode bimétallique refroidie et revenue à sa forme initiale. En cas de déclenchement dû à un défaut de fuite de courant, la cause doit être identifiée et le défaut éliminé avant toute réenclenchement. Toute réenclenchement forcé est strictement interdit. Lorsque le disjoncteur différentiel se déclenche, la poignée en forme de L est en position médiane. Pour le réenclencher, il faut d'abord abaisser la poignée (position de déclenchement) afin de refermer le mécanisme, puis la relever. Ce type de disjoncteur peut être utilisé pour la protection des appareils de forte puissance (supérieure à 4,5 kW) qui ne sont pas fréquemment utilisés sur les lignes électriques.
14. Comment choisir un protecteur de fuite ?
Réponse : Le choix du protecteur de fuite doit être effectué en fonction de l’usage prévu et des conditions de fonctionnement :
Choisissez en fonction du but de la protection :
① Afin de prévenir les chocs électriques, installer en bout de ligne un disjoncteur différentiel à haute sensibilité et à action rapide.
②Pour les lignes de dérivation utilisées conjointement avec la mise à la terre des équipements dans le but de prévenir les chocs électriques, utilisez des protecteurs de fuite de courant de sensibilité moyenne et de type rapide.
③ Pour la conduite principale, afin de prévenir les incendies causés par les fuites et de protéger les conduites et les équipements, il convient de sélectionner des protecteurs de fuites à sensibilité moyenne et à temporisation.
Choisissez en fonction du mode d'alimentation :
① Lors de la protection des lignes monophasées (équipements), utilisez des protecteurs de fuite unipolaires à deux fils ou bipolaires.
② Lors de la protection des lignes triphasées (équipements), utilisez des produits tripolaires.
③ En présence de systèmes triphasés et monophasés, utilisez des disjoncteurs différentiels tripolaires à quatre fils ou à quatre pôles. Le nombre de pôles du disjoncteur différentiel doit être compatible avec le nombre de conducteurs de la ligne à protéger. Le nombre de pôles correspond au nombre de conducteurs pouvant être déconnectés par les contacts internes. Par exemple, un disjoncteur différentiel tripolaire permet de déconnecter trois conducteurs. Les disjoncteurs différentiels unipolaires à deux fils, bipolaires à trois fils et tripolaires à quatre fils possèdent tous un conducteur neutre traversant directement l'élément de détection de fuite sans être déconnecté. Ce conducteur neutre ne doit en aucun cas être connecté à la phase. Il est important de noter qu'un disjoncteur différentiel tripolaire ne doit pas être utilisé avec des équipements électriques monophasés à deux fils (ou à trois fils). De même, un disjoncteur différentiel à quatre pôles ne convient pas aux équipements électriques triphasés à trois fils. Enfin, il est interdit de remplacer un disjoncteur différentiel triphasé à quatre pôles par un disjoncteur différentiel triphasé à trois pôles.
15. Conformément aux exigences de la distribution d'énergie graduée, combien de réglages le boîtier électrique doit-il comporter ?
Réponse : Un chantier est généralement organisé sur trois niveaux. Les boîtes électriques doivent donc être installées en conséquence : sous la boîte de distribution principale se trouve une boîte de distribution, puis une boîte de commutation en dessous, et enfin les équipements électriques sous cette dernière. La boîte de distribution est l'élément central du système de transport et de distribution de l'énergie électrique entre la source et les équipements. C'est un appareil spécialement conçu pour la distribution d'énergie. Tous les niveaux de distribution transitent par la boîte de distribution. La boîte de distribution principale contrôle la distribution de l'ensemble du système, tandis que la boîte de distribution contrôle celle de chaque branche. La boîte de commutation est l'extrémité du système de distribution, et les équipements électriques sont connectés en dessous. Chaque équipement est commandé par sa propre boîte de commutation, selon le principe « un appareil, une commande ». Il est important de ne pas utiliser une seule boîte de commutation pour plusieurs appareils afin d'éviter les erreurs de manipulation. De même, il ne faut pas combiner les commandes d'alimentation et d'éclairage dans une même boîte afin d'éviter que l'éclairage ne soit affecté par une coupure de courant. La partie supérieure du coffret électrique est raccordée à l'alimentation électrique, tandis que la partie inférieure est raccordée à l'équipement électrique. Ce dernier, fréquemment manipulé et potentiellement dangereux, requiert une attention particulière. Le choix des composants électriques du coffret doit être adapté au circuit et à l'équipement. Le coffret doit être installé verticalement et solidement, en laissant un espace suffisant autour. Le sol ne doit présenter ni eau stagnante ni débris, et aucune source de chaleur ou de vibrations ne doit se trouver à proximité. Le coffret doit être étanche à la pluie et à la poussière. Il ne doit pas être situé à plus de 3 mètres de l'équipement fixe qu'il contrôle.
16. Pourquoi utiliser une protection graduée ?
Réponse : Les réseaux de distribution basse tension utilisent généralement une distribution de puissance graduée. Si le disjoncteur différentiel est installé uniquement en bout de ligne (dans le tableau de distribution), bien que la ligne défectueuse puisse être isolée en cas de fuite, la zone de protection est réduite. De même, si le disjoncteur différentiel est installé uniquement sur la ligne de dérivation (dans le tableau de distribution) ou sur la ligne principale (dans le tableau de distribution principal), bien que la zone de protection soit étendue, si un équipement électrique présente une fuite et se déclenche, l'ensemble du système sera mis hors tension, ce qui perturbera le fonctionnement normal des équipements et compliquera la recherche de la panne. Ces méthodes de protection sont donc manifestement insuffisantes. Il est nécessaire de prendre en compte les exigences spécifiques liées à la ligne et à la charge, et d'installer des disjoncteurs différentiels aux caractéristiques de déclenchement différentes sur la ligne principale, les lignes de dérivation et en bout de ligne basse tension afin de constituer un réseau de protection différentielle gradué. Dans ce cas, les zones de protection sélectionnées à chaque niveau doivent être compatibles pour garantir que le disjoncteur différentiel ne surdéclenche pas en cas de fuite ou d'électrocution en bout de ligne. Parallèlement, il est impératif qu'en cas de défaillance du protecteur de niveau inférieur, le protecteur de niveau supérieur prenne le relais. Cette protection graduée permet à chaque équipement électrique de bénéficier de plus de deux niveaux de protection contre les fuites de courant. Elle garantit ainsi la sécurité de fonctionnement des équipements électriques situés en bout de ligne du réseau basse tension et assure une protection rapprochée des personnes grâce à de multiples dispositifs de sécurité. De plus, elle minimise la durée des coupures de courant en cas de défaut et facilite la localisation de ce dernier. Il en résulte une amélioration de la sécurité de la consommation d'électricité, une réduction des risques d'électrocution et une sécurité d'exploitation accrue.
Date de publication : 5 septembre 2022
